Phase 2 : PLAN DE FORMATION
Après les étapes d’une formation envisagées à la phase précédente, il est important de marquer un temps d’arrêt sur la procédure de la formation.
Autant les élèves apprennent (niveau micro), autant les enseignants (niveau méso) que les sociétés (niveau macro) apprennent comme mentionné plus haut. Cet apprentissage a pour but essentiel d’accroître les compétences. Pour ce qui est de l’enseignant, il passe essentiellement par des formations et, pour comprendre les situations pouvant amener un enseignant à s’intéresser aux TIC, six voies de formation possibles ont été suggérées : l’autoformation, des contacts en dehors du milieu professionnel, un accompagnement ou un appui en situation professionnelle, des stages professionnels ou non (en formation initiale), des stages (en formation continue). Parmi ces voies possibles, l’autoformation est de loin la plus fréquente (surtout dans une situation où l’initiative d’intégration des TIC en classe viendrait des enseignants eux-mêmes. Alors ils se donnent les moyens pour y parvenir). Mais dans le cadre d’une intégration envisagée par la hiérarchie d’un établissement, l’accompagnement ou l’appui en situation professionnelle est la voie préconisée.
Une stratégie de formation des enseignants ici proposée pourrait être résumée en quatre principaux moments : les enseignants sont soumis à un questionnaire, à la suite duquel ils sont classés dans les différentes catégories, ils sont ensuite orientés vers la prise en main (encadrement psychologique) prévue pour leur catégorie, et enfin soumis aux modules de formation qui sont fonction du besoin immédiat et du niveau d’appropriation individuel de chaque enseignant.
2.1. Un questionnaire de catégorisation
S’agissant du premier moment de la formation : le questionnaire (voir annexe 1), il permet à partir du résultat obtenu, de classer l’enseignant dans l’une des cinq catégories d’enseignants confrontés aux TIC d’après la catégorisation proposée par Danvoye, (2002 ; 2001 ; 2000) ; Granier et Gauvin, (2000); Larose, Grenon et Palm, (2004) ; Karsenti, (2004) ; Gervais, (2000). Ce qui permet de déterminer quelle assistance psychologique apporter à l’enseignant en difficulté.
2.2. Une catégorisation des enseignants
Pour le deuxième moment qui consiste à catégoriser effectivement les enseignants, il s’agit en fonction du nombre de réponses obtenu, de situer le sujet dans la catégorie ayant obtenu le plus de suffrages. Il faut rappeler que les catégories dont il s’agit sont issues de la classification proposée par Danvoye, (2002 ; 2001 ; 2000) ; Granier et Gauvin, (2000); Larose, Grenon et Palm, (2004) ; Karsenti, (2004) ; Gervais, (2000) et sont les suivantes : Réfractaires, Craintifs, Insécures, Sceptiques, Pionniers.
Mais dans le souci de sauvegarder l’honorabilité des enseignants, en évitant de les frustrer par les termes péjoratifs de la classification (ceci pour les amener à répondre aux questions et poursuivre la formation sans préjugés), les termes Réfractaires, Craintifs, Insécures, Sceptiques, Pionniers seront utilisés pour les besoins de recherche, mais pour les résultats qui seront publiés à l’enseignant, ils seront remplacés par Catégorie 1, Catégorie 2, Catégorie 3, Catégorie 4, Catégorie 5. Les enseignants ne doivent pas être décourages par le processus d’appropriation des TIC du seul fait de la catégorie à laquelle ils appartiennent.
| Catégories | Correspondances |
| Réfractaires | Catégorie 1 |
| Craintifs | Catégorie 2 |
| Insécures | Catégorie 3 |
| Sceptiques | Catégorie 4 |
| Pionniers | Catégorie 5 |
Tableau 5 : Equivalence de catégorisation
2.3. La prise en main catégorielle
Le troisième moment du plan de formation est la prise en main de chacune des catégories. Elle vise à apporter à l’enseignant la réponse qui lèvera son inquiétude et l’incitera ainsi à utiliser les TIC. Autrement dit, il s’agit d’un encadrement psychologique dont le but est d’amener l’enseignant à adhérer à l’engrainage du changement. Cette étape est plus théorique que pratique ; dans la mesure où elle passe plus par les exposés, les présentations, les discours, enfin les démonstrations. Ainsi, pour chaque catégorie il existe une prise en main spécifique, puisque les enseignants n’éprouvent pas tous les mêmes difficultés face aux TIC. D’où la nécessité de distinguer les « prise en main » (voir annexe 2).
Il faut remarquer que toutes ces prises en main devront immédiatement être suivies par des modules de formation, puisque l’objectif final est de faire parvenir les enseignants à une utilisation exemplaire des TIC c’est-à-dire à leur utilisation pédagogique.
2 .4. Test d’appropriation des TIC
Cet autre moment constitué d’une seule question à quatre propositions, permet de déterminer où l’enseignant a éventuellement débuté ou non sa formation, et donc par où il devrait la poursuivre ou la commencer.
La question à laquelle devront répondre les enseignants est la suivante : quoi vous servent actuellement les TIC ?
A rien
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